Si tu te voyais comme je te vois, tu commencerais à t’aimer
Si tu sentais tes mains durcies par la vie et le froid, tu découvrirais ta douceur
Si tu regardais dans tes yeux de lion, tu verrais un jardin de force et de tendresse
Et si tu écoutais la musique de ton cœur, tu fermerais les yeux pour mieux t’entendre…
Je vois ton courage et ta peur, aussi clairement qu’un croissant de lune
Et si toi tu entendais le goût des mots que tu prononces, tu commencerais à t’aimer
Je vois ta vivacité d’esprit et ce feu d’artifices qui t’habite
Et si toi tu accueillais cette énergie fantastique, tu commencerais à t’aimer…
Je vois tes freins et ta passion, tel le rythme sensuel d’un tango
Et si toi tu voyais la danse de ton corps, tu commencerais à t’aimer
Je vois ton cœur égratigné… que la vie a brassé … peut-être un peu trop
Et si toi tu suivais sa cadence, tu commencerais à t’aimer…
Je vois un homme vrai et bon… souffrant aussi dans son corps et son cœur
Je vois un homme virile et vulnérable… tel un animal blessé caché dans sa tanière
Je vois un homme en mode survie… pour éviter de vivre… peut-être
Et si tu toi tu voyais ta beauté, tu commencerais à t’aimer…
Dans ta démesure il y a dualité
Dans ta danse il y a talent et fougue
Dans ton retrait il y a peur
Dans ta peur il y a solitude
… Et si tu te voyais comme je te vois, tu commencerais à t’aimer…