Doucement, ferme tes yeux et renoue avec les braises de tes rêves d’enfant
Retrouve ce feu qui brûle en toi… feu de joie, feu de toi
Approche-toi, n’aie pas peur, toutes tes espérances s’y réchauffent encore
Attendant patiemment que tu reviennes à elles, malgré les ans, malgré le temps
Enfouie au creux de ton âme crépite la pureté des intentions d’autrefois
Des rêves que tu caressais pour toi-même, des festins d’amour à goûter
Enfouis au creux de ton désir, frémissent toujours les mêmes sourires
De toi tout petit, gonflé du courage de celui qui ne sait pas qu’il ne peut pas
Sais-tu que tu peux transformer chaque instant en miracle
Chaque miracle en célébration, chaque célébration en étincelles
Sais-tu que tu peux en tout temps propulser ta nacelle
Pour t’envoler plus haut, caresser les nuages et décrocher ton étoile
Mais quand as-tu cessé de rêver, qui t’a dit qu’il ne fallait plus?
Et si tes rêves te permettaient de vivre, que dirais-tu?
Mettrais-tu un frein à ces élans qui te poussent depuis des lunes
À prendre en main ta destinée, à partager tes créations, toutes et chacune
Ne sais-tu pas que tu es unique, que personne ne parle comme toi
Ni caresse, ni regarde, ni imagine, ni pétille comme toi
Et puisque tu es aussi extraordinaire que chaque fleur de la terre
Pourquoi tant hésiter à partager ton parfum…
Et si moi j’espérais pour mon éveil tes dons, tes mots, tes talents cachés
Comment ferais-je si tu ne t’avances pas, si tu n’oses pas en premier
Briller des couleurs qui portent ton nom
Et prendre la place qui te revient dans cet univers qui n’attend que ça
Je ne sais pas de quoi tu as peur, je ne sais pas ce qui t’en empêche
Mais de grâce, laisse éclater au grand jour cette richesse qui bouillonne d’impatience
Et comme le bourgeon attend pour éclore qu’on accueille déjà la fleur qu’il deviendra
Je t’assure que depuis toujours, ces rêves sont nourris pour qu’ils naissent… à travers toi.