Au nom de toutes ces larmes chaudes et salées
Au nom de tous ces sanglots retenus et étouffés
Pris au piège entre l’émotion et le cœur serré
Comme l’oiseau blessé, démuni et délaissé
Je cris pour mieux te dire que je sens ta peine
Et que si cette peine a un sens, pleure-la
Jusqu’à épuisement, jusqu’au fond du ruisseau
Pour tarir la source, pour cracher les mots
Quand je te vois meurtrie ainsi, la tête fléchie et la mer aux yeux
Comme étranglée par le temps au cœur d’une féroce tempête
Quand je te vois ainsi, ballottée par le vent aux multiples grisailles
J’aimerais découper ton chagrin pour le soulever à deux
Lorsque coulent sur tes joues ces larmes au ralenti
J’aimerais trouver les mots pour panser tes blessures
Et puisque jamais je n’ai su prononcer les justes paroles
Livre-moi le secret pour consoler à jamais tes mille déchirures
Alors tu m’as murmuré à l’oreille…
Quand je pleure, viens vers moi et sans mot dire
Entoure mon corps de la chaleur de tes bras
Et serre-moi fort et tendrement contre toi
Jusqu’à ce que ton cœur batte en tandem avec le mien…
Quand je pleure, viens vers moi et sans mot dire
Dépose ma tête délicatement sur ton épaule accueillante
Et caresse de tes mains mes cheveux tiédis
Jusqu’à ce que ton souffle respire en tandem avec le mien…
Quand je pleure, viens vers moi et sans mot dire
Accepte ma tristesse sans expliquer le moment
Et permet à mon âme de se blottir dans ton amour rassurant
Jusqu’à ce qu’un timide sourire voit le jour grâce au tien…